Nous joindre
Plan du site

Biographie : Napoléon-Paul Lapierre (40e)

Il y a 75 ans, des funérailles imposantes
pour le notaire N.-P. Lapierre

Copyright 2002, Guy Perron
(Bienvenue dans l'univers de la famille Perron dit Suire

http://pages.infinit.net/perguy/
http://www.genealogie.org/famille/afp/

Transcription des volumes de la Prévôté de Québec
http://pages.infinit.net/perguy/ptprevotedequebec.htm)

Collaboration spéciale, journal "L'Information" de Sainte-Julie, le 22 septembre 2002

(Reproduit sur ce site avec l'autorisation de l'auteur)

Le vendredi 17 septembre 1926, Sainte-Julie perdait l'un des personnages les plus influents de son histoire: le notaire Napoléon-Paul Lapierre y décédait à l'âge de 67 ans. Deux jours plus tard, au prône du dimanche, le curé Clodomir Coursol exprime l'état d'âme de toute une paroisse: «Ce n'est pas dans les habitudes de la chaire catholique de faire l'éloge funèbre des défunts. Je ne veux pas déroger à cette habitude. Seulement vous me permettrez de dire ce que tous vous pensez. C'est un citoyen de marque, un citoyen de valeur, un quelqu'un que vous venez de perdre. C'est un homme qui a su conquérir et surtout conserver l'estime et la confiance de ses concitoyens et de ses nombreux clients. Mais, ce que je veux souligner encore plus fortement et qui s'impose davantage à votre admiration, c'est qu'il fut toute sa vie un catholique droit, convaincu, sincère et fervent. Et les longs jours de maladie, qui ont préparé sa mort, fut l'écho fidèle de toute sa vie. Permettez-moi, en raison de la courte mais sincère amitié qui nous unissait, en raison des nombreux services rendus et à combien d'autres titres, de déposer sur sa tombe qui va bientôt se fermer, avec mes prières les plus modestes, mes sincères regrets et ma profonde sympathie».

C'est le lundi 20 septembre, à 9 h 30, qu'ont lieu les funérailles du notaire Lapierre à Sainte-Julie «au milieu d'un grand concours de parents et d'amis», écrit-on. Revivons l'événement, tel que résumé par le correspondant du journal La Presse, édition du 2 octobre.

La levée du corps est faite par l'abbé E. Hébert, du collège de l'Assomption et le deuil est conduit par le fils du défunt, Jean-Paul, ainsi que par ses beaux-pères, beaux-frères, neveu et cousins. Le curé Coursol chante le service; au chœur, on remarque plusieurs abbés; le chœur de chant, sous la direction de J. Blain, exécute la messe de Perrault; et les «Adieux» de Shubert sont chantés par P. Blain.

Dans le cortège, on aperçoit les Forestiers Catholiques avec leur bannière, les Artisans avec leur drapeau, les membres de la Ligue du Sacré-Cœur, les députés Langlois et Richard, plusieurs notaires et médecins, les maires Armand Savaria, Dieudionné Gemme père, J. Lamarre, J.-F. Lassonde et A. Dulude ainsi que tous les citoyens de Sainte-Julie et de Saint-Amable.

La liste des bouquets spirituels et des offrandes de messes est imposante : l'honorable ministre J.-Léonide Perron, le juge J.-A. Archambault, les sœurs de la Congrégation, les sœurs Ste-Croix et les sœurs Marie-Réparatrice, le Jardin de l'Enfance, l'école du village, de nombreuses familles, etc.

Fils de Napoléon Lapierre et de Rose de Lima Wilhelmy, Napoléon-Paul est originaire de Saint-Paul-l'Ermite (aujourd'hui Le Gardeur). Il se marie en première noces, en 1885, avec Marie-Émérentienne Blondin qui lui donne neuf enfants. Il se remarie en secondes noces, le 22 mai 1911 à Sainte-Julie, avec Marie-Rose Lamoureux, fille de Jean-Baptiste et de Cordélie Riendeau. De cette union vont naître six enfants.

Pendant plus de 40 ans, Napoléon-Paul Lapierre s'implique dans de nombreux dossiers concernant le développement de Sainte-Julie et celui de son comté. En septembre 1885, il est embauché à titre de secrétaire-trésorier de la Corporation municipale de Sainte-Julie au salaire annuel de 60 $. Au cours de sa carrière, Lapierre est aussi secrétaire-trésorier de la commission scolaire de Sainte-Julie, de la commission scolaire de Saint-Amable, des syndics pour la construction de l'église actuelle, de la Compagnie d'assurance mutuelle de Sainte-Julie et du Bureau local de santé. Il est surintendant spécial pour la répartition des travaux de voirie pour Sainte-Julie et pour le comté, président d'élection, greffier de la Cour des commissaires, propriétaire de la compagnie électrique et premier gérant de la banque nationale de Québec à Sainte-Julie.

À son décès, le notaire Lapierre possède une résidence privée, située au 1667 rue Principale. Il est propriétaire de la «salle publique», située au 1646 rue Principale, un bâtiment abritant son bureau de notaire, le bureau de la banque et le bureau de la municipalité; pas étonnant puisqu'il est le notaire du village, gérant de banque et secrétaire-trésorier de la municipalité de Sainte-Julie! Il est aussi propriétaire du réservoir d'aqueduc, du système de fabrication de gaz acétylène et de plusieurs terrains dans les paroisses de Sainte-Julie et de Beloeil.

À la mémoire de «cet homme distingué, modèle d'honorabilité, savant légiste, ami dévoué de tous, gardien vigilant de l'intérêt public», la Ville de Sainte-Julie nommait le boulevard N.-P.-Lapierre en 1977, le place N.-P.-Lapierre en 1985 et le parc N.-P.-Lapierre en 1986.

Napoléon-Paul Lapierre (40e cours)
1859-1926

C'est en 1886 que le notaire Lapierre acquiert cette maison (ancien hôtel) de François-Xavier Blain, située au 1667, rue Principale (à Sainte-Julie)
(Cliquer sur la photo pour une image agrandie)


Notes du webmestre: le notaire Napoléon-Paul Lapierre faisait partie du 40e cours.

Guy Perron est archiviste à la Ville de Sainte-Julie. Dans ses moments de loisirs, il est aussi paléographe, historien et généalogiste.

Voir aussi notre page sur le livre du 150e de Sainte-Julie.


HÉBERT, François-de-Sales-Elisée, chanoine - naquit à St-Valentin, (aujourd'hui St-Paul-de-l'Ile-aux-Noix), le 14 septembre 1860, d'Edouard Hébert, cultivateur, et de Marie Dozois. - Il fit à l'Assomption ses études classiques et philosophiques, de 1876 à 1884 (44e Cours); il fit quelques mois de théologie au séminaire de Montréal, après quoi il fut appelé à l'Assomption comme professeur (1884-1888). - Il fut ordonné à Montréal par Mgr Fabre, le 1er juillet 1888. - M. Hébert est toujours resté au collège. Il a enseigné la Rhétorique de 1888 à 1905 (17 ans); en 1905, il devint préfet des études jusqu'en 1919 (14 ans). - Il fut nommé vice-supérieur en 1914, charge qu'il occupa jusqu'à la mort de M. Pauzé en 1921; depuis 1921 jusqu'en 1930, il a été le supérieur de la maison. - Il est retiré depuis 1930. - Il a été maître-ès-arts de l'Université Laval en 1895, et professeur titulaire d'histoire du Canada de la même Université (section de Montréal), en 1903. - Il fut fait vicaire forain en 1922, et chanoine honoraire de la Basilique de Montréal, le 29 juin 1927. - Il a été modérateur de l'Académie française pendant 24 ans.

Source: FORGET, Abbé Anastase, Histoire du Collège de l'Assomption, Imprimerie Populaire Ltée (Éditrice du DEVOIR), Montréal, 1933, p. 478-479

= = = = = = = = = = = = =

FORGET, P.-E.-Anastase - est né à St-François-de-Sales, comté de Laval, le 12 juillet 1885, de Léandre Forget et d'Eléonore Lespérance. - Il fit à l'Assomption ses études classiques et philosophiques, de 1898 à 1906 (66e Cours), un an de théologie à l'Assomption, et trois ans au Séminaire de Montréal. - Il fut ordonné à Montréal par Mgr Bruchési, le 29 juin 1910. - 1910-1912, professeur à l'Assomption; 1912-1913, étudiant à Rome, d'où il revint docteur en philosophie; 1913-1914, étudiant à l'Université de Lille, où lui fut conféré le diplôme d'études supérieures; 1914-1922, successivement professeur de latin, de grec, de rhétorique (de 1916 à 1921) et de philosophie; de 1921 à 1930, préfet des études; vice-supérieur, de 1926 à 1930; supérieur, depuis 1930. - M. Forget a été nommé vicaire forain en 1930.

Source: idem, p. 467

Notes du webmestre: de 1934 à 1955, Mgr Anastase Forget a été le tout premier évêque du diocèse de Saint-Jean-de-Québec, érigé le 9 juin 1933 par Sa sainteté le pape Pie XI; ce diocèse a été rebaptisé Saint-Jean-Longueuil le 27 février 1982; il est décédé le 3 février 1955.

Le livre Histoire du Collège de l'Assomption a été publié à l'occasion du centenaire du Collège en 1933; il est devenu une référence inépuisable pour nous en ce qui concerne les 100 premières années d'existence du Collège.


Tous droits réservés 2003-2014
L'Association des anciens et des anciennes du Collège de l'Assomption
L'Assomption, Québec, Canada