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Compte-rendu de la 75e Amicale

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L'émotion du souvenir

Le 10 mai 1997, notre Alma Mater était en fête. L'Association des anciens et des anciennes fêtait ses 75 ans et 15 membres du 107e cours sont venus souligner le 50e anniversaire de leur sortie du Collège.

La messe du 75e anniversaire fut présidée par monseigneur André Rivest (122e). Il était accompagné à l'autel de 4 confrères du 107e cours et cette concélébration réunissait 37 prêtres.

Cette eucharistie fut pour tous l'occasion de renouer avec la bonne tradition assomptionniste: «Ô Marie, vois ta famille chérie» de Gédéon Boucher, notre professeur de musique (1926-1945), nous a tous rappelé de doux souvenirs.

L'ordinaire de la «Messe des Anges» fut chanté en latin. L'animateur de l'assemblée était l'abbé Laurent Lafontaine (117e cours) et le «Choeur Notre-Dame-du-Portage» était dirigé par madame Micheline Vachon. Au moment du psaume, la chorale a interprété la cantate 147 de J.S. Bach.

À la prière universelle, des anciens et des anciennes de différentes générations sont venus présenter humblement leurs demandes au Très-Haut.

Qu'il nous soit permis de signaler ici un geste symbolique, mais combien éloquent: avant l'offrande des dons, il y eut préparation de la table d'autel faite avec dignité par les abbés Robert Laliberté (109e cours) et Éric Sylvestre (149e cours).

Quant à l'homélie du Président de l'assemblée, elle fut digne de son auteur. Le passé et le présent se sont unis pour préparer un avenir prometteur et solide.

«Dans cette Eucharistie, disait-il, tout en rendant grâce à Dieu pour les richesses de notre fraternité assomptionniste marquée des couleurs de la solidarité, de l'entraide et de l'amour, nous confions aussi à la Vierge Marie, la patronne de notre Collège, l'avenir qui s'ouvre devant nous...»

Ce fut une journée de grande émotion: d'abord à la messe à «saveur familiale» où tous les anciens et anciennes se sont unis dans le souvenir et le recueillement; l'émotion de faire entendre et d'entendre les chants en latin de notre jeunesse; l'émotion particulière pour nous du 107e cours de célébrer notre 50e anniversaire au pied de l'autel dans le souvenir de Marie; enfin l'émotion de proclamer notre foi et notre reconnaissance à nos éducateurs décédés qui nous ont formés.

La cérémonie de la messe s'est terminée par le chant traditionnel du Salve Regina.

Sans doute, la rencontre des confrères et le délicieux banquet ont été l'occasion d'échanges chaleureux, mais nous pouvons dire que notre participation à la messe fut l'élément majeur de la fête de l'Amicale.

Merci à notre Alma Mater de nous avoir fait revivre de si doux souvenirs!

Nous souhaitons qu'elle continue sa haute mission de «Préparer à Dieu un peuple parfait» : «Parare Domino plebem perfectam».

Merci à l'Association des anciens et des anciennes et à ses officiers de nous avoir réunis «In amore fraternitatis».

Lucien Dufresne (107e)

Mgr André Rivest (122e cours) a présidé la messe du 75e de l'Association. L'accompagnaient à l'autel, les abbés Lucien Dufresne, Fernand Boulet, Roger Limoges et Luc Marsolais, quatre confrères du 107e cours dont les membres célébraient leur 50e anniversaire de départ du Collège.


Une boîte à chansons

Comment introduire le sujet? Disons simplement que M. René Didier m'a demandé de rédiger un bout de texte relatant l'événement «boîte à chansons», qui s'est déroulé à l'occasion de la 75e Amicale des anciens au printemps dernier. Il vous faut savoir que je fredonne encore à l'occasion, c'est vrai, que je peins aussi, mais pour ce qui est de l'écriture...! Quoi qu'il en soit, passons, puisque j'ai accepté de le faire, et sans plus tarder, permettez-moi de vous rappeler l'événement.

Je dois d'abord avouer que c'est avec un pincement au coeur que je me suis présenté au Collège, ce soir-là, avec ma guitare sous le bras, tel que je le faisais régulièrement quelque trente ans plus tôt, pratiquant, à l'époque, les compositions «Blain-Richard-Armstrong», sous le nom du célèbre groupe «Les Bardes», qui hantait les boîtes à chansons de l'époque!

Et c'est sous le coup de l'émotion également que j'acceptai, à la demande de M. Julien Gariépy, de monter, à mon tour, sur la mini-scène de cet antre musical, reprenant la chanson «À qui de droit», écrite par Michel Blain et moi en 1964. Je me suis certes complu à entendre, par la suite, les prestations des autres participants, mais ce qui m'a le plus étonné allait suivre ce petit tour de chant.

Le rythme de croisière de la soirée avait atteint sa vitesse moyenne; on placotait, ici et là, du bon vieux temps, et simultanément, en bas, à la boîte, une étincelle s'est allumée autour de la guitare de Julien, et s'est rapidement propagée aux touches du piano, animé par Claude Degrandpré. À la demande de Julien, je me suis finalement joint au petit groupe, et la farandole des chansons-que-tout-le-monde-connaît s'est mise à valser.

Puis, tout comme on se plaît à le faire autour d'un feu de camp, chacun suggérant sa chanson préférée, la soirée s'est animée d'un feu nouveau, vraiment chaleureux. Les spectateurs de tantôt sont devenus peu à peu moins curieux, et, au contraire, ils sont devenus «la curiosité», attirant ceux ou celles qui se pointaient à la porte, se demandant bien ce qui se passait à l'intérieur. En effet, quand on entend les Gérald Labrosse, les Luc Olivier ou les Pierre Gour chanter à pleins poumons une chanson de Ferland ou de Vigneault, il n'en faut pas plus pour entraîner les plus timides, jeunes ou moins jeunes, à faire de même. C'est ainsi qu'une ambiance de «petit Montmartre» s'est peu à peu répandue dans le coeur de chacun, rappelant pour certains des souvenirs enfouis au fond des vieilles rengaines, et soulevant pour d'autres, l'empathie si particulière à de tels instants.

«Quand il est mort le poète... Fais du feu dans la cheminée... Yesterday... Passe le temps»... Les heures ont tourné, tourné...

Et c'est un peu bras dessus, bras dessous, clopin-clopant, qu'aux petites heures du matin, chacun s'en est retourné chez soi, emportant dans son âme un éclat de rire, un fond de mélodie, le sourire complice d'une vieille amitié, et un peu de cette chaleur humaine typique aux vieux murs de notre Collège!

Philippe Richard (128e)

La boîte à chansons

Deux des quatre artistes qui ont agrémenté la soirée ... et une partie de la nuit.

Claude de Grandpré (142e) au piano et Julien Gariépy (132e) à la guitare.


Mot de bienvenue de la présidente de la Corporation du Collège, madame Louise Poirier

Anciennes et anciens du Collège,

Mesdames, Messieurs,

Au nom du conseil d'administration du Collège de l'Assomption, je vous souhaite la bienvenue dans nos murs à l'occasion de cette soirée du 75e anniversaire de votre Association.

C'est à titre de présidente du conseil d'administration du Collège qu'on m'a demandé de m'adresser à vous. Je m'adresse également à vous comme membre d'une famille qui a de nombreux liens avec le Collège de l'Assomption. Je n'ai pas étudié au Collège mais je suis mêlée à la vie du Collège depuis au moins 9 ans, soit à l'intérieur de l'Association des parents des élèves du Collège pendant deux ans, soit à titre de membre de la Corporation du Collège et du conseil d'administration depuis 7 ans. Mon beau-père Liguori Gagnon qui a travaillé en ces murs pendant quarante ans, mon époux qui y a étudié (120e cours), nos quatre enfants ainsi que bien d'autres membres de la famille ayant passé par le Collège, m'ont témoigné, plus d'une fois, leur fierté d'être un ancien du Collège de l'Assomption.

Donc, à titre de parent et à titre de présidente du conseil d'administration du Collège de l'Assomption, permettez-moi de vous rappeler combien les années qui marquent notre adolescence et le début de notre vie d'adulte laissent des traces.

Le Collège a contribué d'une façon ou d'une autre à façonner votre avenir. On garde de notre adolescence des souvenirs heureux et moins heureux, période où dans une certaine confusion on tente de s'affirmer et de trouver son identité. Mais quels que soient les souvenirs, il nous reste de ce passage de la vie, des apprentissages.

Pour avoir vécu depuis quelques années près du Collège et de ses élèves, anciens ou actuels, j'ai pu constater les apprentissages qui restent: des connaissances et un savoir de grande qualité, de la rigueur, des méthodes de travail, la fraternité et le sens de l'engagement. Quelle préparation à la vie vous avez reçue! Et j'imagine que vous avez su à votre tour en faire bénéficier d'autres personnes dans votre entourage.

Nous avons conscience au conseil d'administration de la qualité du travail accompli par le personnel du Collège et de son impact sur les citoyens de demain qui nous sont confiés pour quelques années. Nous sommes fiers lorsque nous nous retrouvons en présence d'anciens et d'anciennes et que nous voyons ce qu'ils ont accompli chacun à leur manière.

Nous sommes présentement engagés dans une réflexion sur notre projet éducatif et sur les orientations que le Collège de l'Assomption retiendra pour les prochaines années. Laissez-moi vous faire part de la direction que nous avons prise pour l'an 2000. Je tire du document sur les orientations, rédigé au printemps 1997, les quelques mots suivants: « L'adulte de demain formé dans notre institution sera en mesure de se distinguer de façon responsable par ses actions et son engagement dans la société... Des orientations qui se traduisent par: l'engagement inspiré d'une vision humaniste du monde fondé sur les valeurs chrétiennes; la capacité d'adaptation; l'initiative; la créativité; l'ouverture...»

Comme vous pouvez le constater, le Collège s'est inspiré des exemples passés tout en se tournant vers le nouveau millénaire. La voie choisie fait honneur à la tradition d'excellence de notre institution, c'est pourquoi le Collège entend maintenir cette direction à travers vents et marées de sa vie institutionnelle.

Il est souvent plus facile de voguer vers le cap lorsque nous savons que ceux que nous avons menés à bon port, font partie de l'équipage ou nous attendent sur le rivage pour nous aider à refaire le plein avant de repartir. Et c'est ce que nous voyons chez nos anciens et nos anciennes, d'anciens passagers qui nous aident à continuer notre route par leur implication, leurs actions en soutien au Collège ou tout simplement par leur contribution à la société dans laquelle ils vivent. Nous comptons qu'ils seront de plus en plus nombreux à nous assister dans les années qui viennent.

Je souhaite à l'Association des anciens et des anciennes du Collège de l'Assomption, une longue vie et une bonne route au moins pour les 50 prochaines années.

Louise Poirier, présidente

Remise des Laurier 1997

Depuis 1991, à l'initiative de M. Guy Avon (118e), alors président, l'Association décerne des Laurier.

Le Laurier d'or est attribué à un ancien ou une ancienne qui s'est distingué(e) de façon exceptionnelle dans son champ d'activité professionnelle; le Laurier d'argent est attribué à un éducateur ou une éducatrice considéré(e) comme remarquable par ses anciens élèves et par ses pairs; le Laurier de bronze est attribué à un étudiant ou une étudiante qui a su maintenir l'équilibre entre l'obtention de résultats scolaires au-dessus de la moyenne et une implication sociale qui a marqué la communauté étudiante.

Plusieurs pages du Bulletin d'avril 1997 ont été consacrées à la présentation de MM. Henri Mercier (85e), architecte, et Gérald Labrosse, éducateur, respectivement récipiendaires du Laurier d'or et du Laurier d'argent 1997.

Voici le texte de présentation du Laurier de bronze 1997, M. Simon Gaudet, prononcé lors de l'Amicale.

Henri Mercier (85e cours), architecte a reçu sa médaille du Laurier d'or 1997 ainsi que le parchemin qui l'accompagne des mains de l'architecte Michel Durand (120e cours) et du docteur Marcel Rheault (112e cours), lui-même récipiendaire du Laurier d'or 1996.

Gérald Labrosse, éducateur physique à la retraite, était très honoré de se voir remettre un Laurier d'argent par Me Henri Duval (129e cours) et Mgr André Rivest (122e cours).

Simon Gaudet (159e cours), en compagnie de ses parents et de sa soeur, exhibe fièrement sa médaille de bronze.


Allocution de Gérald Labrosse, Laurier d'argent 1997

M. Gérald Labrosse a oeuvré durant 33 ans comme éducateur physique au Collège de l'Assomption. Après cinq années comme responsable des sports, entraîneur et directeur du département d'éducation physique, de 1960 à 1965, il quitte le Collège durant l'année 1965-1966 pour occuper le poste de directeur de l'éducation physique au Manoir Charles-de-Foucault, à Giffard. À l'automne 1966, il revient au Collège pour y poursuivre sa carrière d'éducateur physique jusqu'à sa retraite, en juin 1994.

Voici le message qu'il a livré au moment de la réception de son Laurier d'argent:

Bonsoir.

Mon premier mot se veut celui de la loi des cycles. Il m'est venu en pensant au slogan des fêtes de notre Association: «75 ans de rencontres et d'amitié».

Et ça m'amène à réfléchir à cette pensée de Khalil Gibran:

«Chaque hiver abrite en son coeur un printemps qui frissonne et derrière le voile de chaque nuit se profile une aube souriante».

Pour moi, le retour en arrière me fait voir jusqu'à quel point le temps n'est qu'une succession de saisons, qu'un mouvement des étoiles et qu'il se fond au flux et reflux des marées. Il me rappelle aussi qu'il est impératif, à chaque instant, d'entrer dans le tourbillon de la vie. Je réalise de plus en plus l'importance d'actualiser des concepts qui sont miens: l'engagement dans l'action et l'intégrité, la foi liée à l'écoute et au respect, et l'amour qui rappelle sans cesse notre provenance, notre appartenance et le libre arbitre à faire des choix.

Tout d'abord, je dois vous dire ma fierté d'être ici ce soir. Je me sens partie prenante et offrante dans un groupe avec qui j'ai grandi, avec qui j'ai appris, avec qui j'ai agi. Et là, je dois vous dire toute ma reconnaissance. Reconnaissance de m'avoir accepté, de m'avoir permis de réaliser que l'erreur amène à la réflexion et à une certaine sagesse.

Parmi vous, j'ai connu des anciens, des maîtres, des collègues, des parents, des élèves, des élèves qui sont devenus à leur tour parents, et des amis dans tous ces groupes qui m'ont permis de développer un sentiment d'appartenance. Ce sentiment m'amène aujourd'hui, dans la mesure de mes moyens, à travailler, à me dépasser et à vouloir très fortement que ce mouvement d'engagement s'accentue afin d'assurer une école où le dynamisme et la continuité soient à l'image des personnes qui l'ont pensée, habitée, façonnée.

Avec le temps, j'ai découvert et découvre encore la foi qui va au-delà des connaissances, celle qui défie, qui fait voir qu'il y a des choses existantes en dehors de celles qui sont connues. Celle qui fait voir que la vie vaut la peine d'être vécue et aimée pour ce qu'elle est. Donc, celle qui fait accepter le temps présent avec son évolution et ses changements. Je réalise jusqu'à quel point l'être humain demeure très humain avec ses qualités, ses défauts, valeurs, angoisses mais toujours avec un désir de réalisation de lui-même. En cela, je tire mon chapeau à mes collègues, aux parents et aux jeunes de vivre les valeurs qui sont les leurs.

Le dernier point sur lequel je veux vous entretenir m'apparaît le plus difficile à exprimer, celui de l'amour. Parce que je le considère tellement gratuit. Il ne cadre pas très bien avec certaines valeurs véhiculées: rentabilité, profit. Pourtant, c'est celui avec lequel je suis le plus heureux. Je vis depuis plus de 35 ans, ici, au Collège, une relation amoureuse malgré des attentes que j'ai, que j'ai eues. Je m'aperçois que ce ne sont pas ces attentes qui sont importantes. Ce qui compte vraiment, c'est la réalisation. Réalisation en complicité avec chacun d'entre vous, de rêves, de passions et de défis. Le Laurier d'argent que je reçois me rappellera toujours votre souvenir. Il est en effet une parcelle de chacun d'entre vous avec qui j'ai oeuvré...

Ceux qui me connaissent bien savent que Michelle, mon épouse et compagne de vie, partage avec moi ces valeurs décrites plus haut et sa complicité de tous les jours depuis 35 ans me fait vous dire qu'elle partage aussi avec moi ce Laurier d'argent.

Vous comprenez sans doute la raison qui m'a fait écrire mon texte même si ce n'est pas mon habitude. Je voulais sans détour, de façon claire, vous dire peut-être pour une dernière fois mon bonheur et le privilège que j'ai eu de travailler au COLLÈGE DE l'ASSOMPTION.

Gérald Labrosse, Laurier d'argent 1997


Les familles : les Turcot et les Duval

C'est connu, le Collège de l'Assomption est une affaire de famille. Et l'Association des anciens et des anciennes, qui est, en quelque sorte, une des filles du Collège, garde les traces de ses origines.

Il y a quelques années, le comité du Bulletin avait envisagé de publier une chronique généalogique relatant la présence, au Collège des représentants de quelques patronymes parmi les plus fréquents ou présentant certaines particularités dignes de mention. Faisant écho à cette idée, l'initiative de monsieur Gérald Labrosse et de son épouse Michelle nous a fourni, dans le cadre des célébrations du 75e anniversaire, la possibilité de présenter deux portraits de familles typiquement assomptionnistes : les Turcot et les Duval.

Ces deux familles, largement représentées au souper de l'Amicale, étaient fières de poser avec Gérald Labrosse, récipiendaire du Laurier d'argent 1997, et son épouse Michelle, parrain et marraine du projet.

À ce jour, la famille des Turcot compte, en une seule génération, 10 anciens et anciennes portant le même patronyme. Ils sont issus d'une même alliance. À ces enfants, il faut ajouter 2 petits-enfants.

Pour plus de détails, voir la page de la famille Turcot.

Quant à la famille des Duval, elle compte, en deux générations, 17 anciens et anciennes. Ceux et celles qui en font partie peuvent donc porter des patronymes différents, étant issus, à la première génération, d'une même alliance et à la deuxième, d'alliances multiples.

Pour plus de détails, voir la page de la famille Duval.


La vie du Collège et de l'Association regorge d'autres exemples pouvant illustrer ce caractère familial. Pour nous permettre de lui donner une suite, nous inviterons sous peu les porteurs des patronymes suivants à faire connaître leur intérêt à participer à ce projet : les Allard, Archambault, Bélanger, Boucher, Brien, Charbonneau, Cormier, Dupuis, Forest, Gagnon, Gervais, Girard, Hervieux, Jacques, Lachapelle, Lafortune, Lapointe, Laporte, Laurin, Lépine, Lussier, Marsolais, Martineau, Mercier, Miron, Parent, Payette, Pelletier, Perreault, Picard, Provost, Raynauld, Richard, Rivest, Robillard, Roy, Saint-Jean, Simard, Tremblay, Turgeon, Venne, Villeneuve, etc.


Dans le sillon du 75e...

«L'esprit s'enrichit de ce qu'il reçoit, Le coeur, de ce qu'il donne». (Victor Hugo)

Pour des raisons aussi obscures que valables, je ne m'étais pas présenté à l'Amicale depuis les fêtes du 150e anniversaire du Collège. Il faut croire que mes présences précédentes m'avaient laissé insatisfait. J'ai cependant commencé à éprouver des regrets lorsque mes estimés collègues, Gilles Saucier et René Gaboury, ont reçu à tour de rôle un Laurier d'argent: mon absence à ce moment important de leur carrière m'a causé un pincement au coeur et m'a amené à réviser certaines de mes positions. Le membre de l'exécutif du Conseil des 25 et l'ancien (128e cours) que je suis a décidé d'assister à l'Amicale du 75e, soirée au cours de laquelle on honorait mon collègue et tout premier professeur d'éducation physique, Gérald Labrosse, récipiendaire, à son tour, d'un Laurier d'argent. Et quelle soirée ce fut !

L'apéro donne lieu à la rencontre de confrères de classe et d'anciens professeurs où poignées de mains chaleureuses, accolades cordiales et conversations mi-sérieuses, mi-badines, donnent le ton à ces retrouvailles. Vient ensuite un bon repas servi avec beaucoup de classe par des élèves actuels du Collège qui découvrent, avec une certaine chaleur, la fraternité qui unit ces gens de tous âges. Quels beaux moments vécus à la table des membres du Conseil des 25: l'émotion est palpable et elle s'élève d'un cran quand on procède à la remise officielle des Lauriers: M. Mercier (or), M. Labrosse (argent) et M. Gaudet (bronze). Je me réjouis pour ces personnes. J'imagine facilement l'émotion et la fierté qui les étreignent; et voilà qu'à mon tour l'émotion m'envahit, car, comme eux, j'ai été nourri à la même sève et, comme Gérald, j'oeuvre au même collège: je me sens des leurs, car mes racines appartiennent au même arbre. Quel autre grand moment lorsqu'on souligne le travail inlassable, -et souvent dans l'ombre-, qu'effectue M. l'abbé Fernand Boulet pour l'Association des anciens et des anciennes: C'est un hommage pleinement mérité.

À peine le dessert était-il avalé qu'une grande joie m'attendait! En effet, une tablée entière d'anciens et d'anciennes élèves se sont levés pour venir me saluer. Et pas n'importe lesquels! Imaginez! mes tout premiers élèves (sept.'7O)! D'autres anciens élèves se sont joints à eux et chacun y allait de mots gentils et d'anecdotes savoureuses: nous étions mutuellement contents de nous retrouver: Qu'est-ce que l'amitié sinon des liens qui, une fois tissés, résistent à la poussière et au temps? Coïncidence ou pas, il est difficile d'ignorer qu'un instant aussi privilégié s'inscrive et trouve tout son sens dans une fête appelée l'Amicale...

En soirée, une panoplie d'activités était offerte aux convives. Je me suis particulièrement arrêté à la boîte à chansons où là aussi des frissons m'ont parcouru l'échine. Comment pouvait-il en être autrement quand, entouré de gens que j'aime, mon apprécié confrère de classe, également professeur et artiste, Philippe Richard, interprétait sur scène les plus beaux succès des Léveillé, Brel et autres? Instant magique où, à la manière proustienne, je me suis revu adolescent, où je me suis revu jeune professeur, et où je me voyais enseignant dans la cinquantaine encore enthousiaste à la pensée d'exercer un aussi passionnant métier qui m'a permis de rencontrer des milliers de personnes et de connaître des collègues pour qui j'ai un attachement indéfectible. Tout me ramenait à mes racines et au fond de moi régnait une indescriptible tranquillité: j'étais heureux!

S'il est admis qu'on ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière, il est sûr qu'on ne peut la vivre qu'en regardant en avant, et ce sont des événements comme cette soirée de l'Amicale qui procurent des haltes aussi vivifiantes que nourricières, pavant ainsi la voie à la poursuite de chacun de nos objectifs. Des rassemblements comme ceux-là n'existeraient pas si des organisateurs chevronnés ne se donnaient pas la main; des remerciements sont directement adressés à tous ceux et à toutes celles qui ont fait un succès de cette soirée, particulièrement M. René Didier, président de l'Association des anciens et des anciennes, de même que M. René Gaboury et toute son équipe qui ont travaillé sans relâche à la réalisation d'un tel événement. Encore une fois, mille bravos et félicitations aux récipiendaires des Lauriers, cuvée 1997! Un auteur dont j'ignore le nom écrivait: «Au pied de l'arbre, il est facile de perdre sa route. Du haut de l'arbre, nous surplombons la forêt». Ce soir du 10 mai dernier, fête de l'Amicale du 75e, rarement la forêt ne m'a semblé aussi belle et l'horizon aussi clair...

Mario Pauzé (128e), enseignant, CLA


Quelques images...

En plus de célébrer leur 50e anniversaire de départ du Collège, les anciens du 107e cours ont chaleureusement félicité leur confrère, Fernand Boulet, pour sa nomination comme membre honoraire de l'Association et du Conseil des gouverneurs.

De gauche à droite:
Roger Limoges, Luc Marsolais, Francis Arsenault, Jean-Paul Lafortune, Denis Quintal, Pierre Chalut, Fernand Boulet, Bertin Voghel, Gilles Messier, Lucien Dufresne, Ruben Turenne, François Wilhelmy, Yvan Brien, Réal Deschamps et Paul-Émile Quintal.

Martin Drainville (144e cours), comme il se doit, a été un maître de cérémonie à la hauteur de son talent.

Pavoisé pour l'événement, le gymnase où les quelque 400 convives ont abondamment fraternisé durant le repas.

Une des tables des anciens du 127e cours, venus nombreux fêter leur 30e anniversaire.

Assis :
Thérèse Masson, Robert Masson, ancien président, René Didier, président de l'Association, Andrée Lanthier.

Debout :
Yves Périgny, Louis Lacroix, France Thouin et Pierre Imbault.

Dix-sept anciens du 117e cours sont venus souligner leur 40e anniversaire.

Assis :
René Perrault, Armand Descôteaux, Jacques Brouillet, François Auclair (94e cours), Jean-Pierre Boucher, Gilles Lortie, Gilles Rioux et Robert Sergerie.

Debout :
Jean-Pierre Guimond, Henri Lortie, Louis-Paul Descôteaux, Gilles Moreau, Jean Binda, Marc Legault, Jean Petitpas, Laurent Lafontaine, Jean Picard et Claude Violette.


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L'Association des anciens et des anciennes du Collège de l'Assomption
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