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Laurier d'argent 1997 : Gérald Labrosse

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Le Laurier d'argent 1997

Gérald Labrosse,
éducateur physique

1. Gérald Labrosse, éducateur physique
2. Gérald Labrosse, un ami
3. Gérald Labrosse, un gagnant
4. Gerry, le pionnier!
5. Gérald, le leader!
6. Gerry, le maître!
7. Gerry, jamais banal!
8. L'hymne à Gerry
9. Gerry, l'éducateur, le coach!
10. Gerry, mon idole!
11. Gérald, pour les intimes!
12. Gérald, le passionné!


1. Gérald Labrosse, éducateur physique

Nous vous présentons un résumé de la carrière de M. GéraId Labrosse, éducateur physique, récipiendaire du Laurier d'argent 1997.

Gérald Labrosse est né dans le nord de la Saskatchewan, le 12 décembre 1938. À eux seuls, ses parents et les dix enfants de la famille Labrosse représentaient 5% de la population du petit village franco-canadien de Morcellin dans la région de Prince-Albert. Quelques années plus tard, sa famille déménage une première fois, dans la région de Sudbury, pour ensuite s'établir à Vanier, banlieue francophone d'Ottawa.

Ce qu'on retient de son adolescence à Sudbury, c'est son implication dans la vie de sa communauté. Membre d'une troupe scoute et de plusieurs équipes sportives, il fréquente assidûment le Centre des jeunes de son quartier. Très jeune, il assume des responsabilités de moniteur dans les terrains de jeux et dans les camps d'été.

Arrivé à l'âge où il lui faut choisir un métier, fort de ses expériences de jeunesse, tout naturellement il opte pour l'éducation par le sport et l'activité physique. Dans le domaine de l'éducation, à la fin des années '50, cette discipline est peu répandue, voire complètement nouvelle. Le père questionnera le fils sur son choix: «T'es sûr de vouloir jouer toute ta vie?» C'est sans aucune hésitation que la réponse viendra: «Le jeu n'est qu'un prétexte, un moyen pour assurer le développement des jeunes. C'est cela qui m'intéresse.»

À la fin de son juvénat, en 1959, chez les Frères de Saint-Vincent-de-Paul, il choisit de réintégrer la vie civile. Sa communauté d'adoption, reconnaissant son potentiel et sa compétence, lui propose la direction des sports au Manoir Charles-de-Foucauld de Giffard, dans la banlieue de Québec. À cette époque le manoir est un centre d'accueil pour jeunes délinquants.

À l'été de 1960, il poursuit sa formation à l'Université d'Ottawa. C'est là qu'il rencontre l'abbé Pierre Bellemare, du 113e cours. Pour la première fois, il entend parler du Collège de l'Assomption. La direction du Collège projette de rendre l'éducation physique obligatoire et elle est à la recherche d'une personne de confiance capable de relever ce défi. II rencontre le supérieur du Collège, Mgr Langlois, impressionne par son assurance et obtient le poste. Pendant les cinq années qui suivent, il fait en sorte que le Collège prenne le virage souhaité, en y laissant bien sûr, une touche très personnelle.

En 1963, GéraId quitte sa résidence du Collège. Il convole « en justes noces » avec Mlle Michelle Gaudet de L'Assomption. Depuis cette date, une complicité tangible et une grande amitié en font un couple très uni.

Eté 1965. Son employeur précédent, le Manoir Charles-de-Foucauld lui offre le poste de directeur de l'éducation physique et des sports. Homme de nouveaux défis, il retourne à Giffard. Mais des difficultés internes entraînent, en cours d'année, la fermeture du manoir. Ayant exprimé son désir de revenir au Collège, la direction réagit positivement à cette requête et «Gerry» réintègre l'équipe des éducateurs, à l'automne 1966.

Pendant 28 ans, jusqu'en 1994, il poursuivra sa carrière au Collège avec énergie et dévouement. En plus de participer à plusieurs sessions de perfectionnement liées à ses fonctions d'éducateur physique et d'entraîneur sportif, il sera l'initiateur d'une multitude de projets.

Membre fondateur de l'Association sportive intercollégiale de la région de Montréal (ASIRM) et de la Fédération des associations sportives collégiales du Québec (FASCQ), il a aussi fait partie de plusieurs associations pour l'avancement du sport étudiant. Aux plans local, régional et provincial, sa présence et son rayonnement se sont fait sentir à plus d'un titre, soit comme commissaire, spécialiste de discipline, président, conseiller technique, organisateur de stages, responsable de nombreux comités, responsable de délégations sportives, etc.

Au Collège, on lui doit, entre autres, la tradition des olympiades étudiantes, la mise en place du programme de leadership, plusieurs étés consacrés au Camp du Collège et, comme entraîneur, de nombreuses bannières dans plusieurs disciplines. Pendant sa carrière, plusieurs fois mis en candidature, il a été choisi à deux reprises comme instructeur de l'année au football intercollégial du Québec. Il faisait partie des finalistes au titre d'animateur sportif de la décennie 1973-1983 et au prix «Esprit sportif» de la Régie de la sécurité dans les sports du Québec. Il a été élu au Club des premiers de cordée de l'Association régionale du sport étudiant Laurentides-Lanaudière. En 1993, l'Association des anciens et des anciennes lui a remis une plaque attestant son dévouement exemplaire et son rayonnement dans la promotion de l'activité physique et sportive. Tout récemment, dans le cadre des célébrations du 75e anniversaire de l'Association, ses anciens élèves, devenus ses collègues de travail, l'ont choisi comme «coach» du Club d'excellence au football pour la période du cours classique.

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2. Gérald Labrosse, un ami

Quand le président actuel de notre Association, René Didier, m'a demandé d'écrire un mot à propos de notre Laurier d'argent 1997, j'ai été enchanté. Ce plaisir est d'autant plus grand qu'on me suggère d'aborder cet hommage à Gérald Labrosse sous le biais de l'amitié qui nous lie depuis plus de trente ans.

Pour bien lui rappeler qu'il est plus âgé que son «ami André» (mes confrères du 122e cours s'en souviendront), Gérald a été son professeur d'éducation physique lors de son année de finissant en 1961-1962. Il faut dire que le professeur et l'élève ont à peu près le même âge. À l'époque du cours classique, l'arrivée d'un éducateur physique faisait figure d'extra-terrestre et d'une espèce d'iconoclaste dans le sacro système: on était plus à l'aise avec la réalité du «maître de salle» ou de récréation. Certains se rappelleront la boutade célèbre du regretté abbé Denis Granger: «Avant Gerry, les élèves s'amusaient en faisant du sport, maintenant ils font de la technique!» Il faut dire que Denis forçait un peu la réalité.

Partager avec des collègues la même mission éducative au fil des ans, le jour, le soir, en semaine, les fins de semaine, pendant l'année académique, pendant les vacances, au Collège, au Camp de la Minerve; échanger des idées, des valeurs, des joies, des souffrances, chercher à créer ensemble de nouvelles activités et de nouvelles approches pédagogiques auprès des jeunes et, pourquoi pas, rêver ensemble: tout cela contribue à tisser des liens étroits et solides d'amitié. C'est ce cadeau qui nous a été offert à Gerry et à moi-même. Une amitié enrichie et colorée de teintes tout à fait personnelles par Michelle, son épouse, que je veux saluer au nom de tous les anciens et anciennes qui ont eu la chance de l'avoir comme éducatrice au Collège. Il faudrait aussi rendre hommage à cette femme pour sa collaboration unique en ces années presqu'héroïques de l'arrivée des premières filles dans la vie du Collège. Beaucoup d'anciens et d'anciennes ne savent pas que «Madame Labrosse» a été la «pionnière» de l'intégration, l'organisatrice et l'animatrice de la vie des filles dans les années soixante. Un coup de chapeau bien mérité à cette éducatrice dans l'âme.

Qui ne connaît pas le «grand Gerry»? C'est un qualificatif toujours prononcé avec affection et une certaine admiration. Le «grand Gerry»! Si on ne le voit pas, on l'entend… ou on en entend parler! Il ne laisse personne indifférent: il fait réagir. Là où il passe, il s'implique, il se compromet et il sait joindre l'action à la parole. Quand Gerry est présent, il l'est à 200%: pas de demi-mesure, ce qui est tout à son honneur, c'est un homme d'équipe. Il prend toute cette place, mais pas toute la place

Quand je me représente Gerry au temps où on travaillait ensemble au Collège (1966-1980), - dans son cas, il ne faudrait peut-être pas utiliser l'expression «travailler au Collège» - il ne travaillait pas au Collège, il y vivait, en mangeait, en rêvait. il faudrait davantage parler de mission, presque d'apostolat. - Je vois défiler une foule d'images d'un homme dynamique, tenace, infatigable, d'un enthousiasme presque délirant parfois; d'autres images d'un éducateur racé, convaincu de la nécessité d'une formation intégrale de la personne de l'élève, rarement satisfait de sa préparation, de sa façon de présenter un cours, une activité sportive, un projet, toujours en quête d'amélioration, de nouveauté. Son imagination et sa créativité n'ont pas de limite. Rien n'est trop beau ou trop bon pour ses jeunes à qui il a consacré le meilleur de lui-même.

C'est épuisant un collègue de cette trempe. J'avais souvent envie de lui dire: «Gerry, c'est assez! respire un peu, laisse-nous souffler.» Mais en même temps, je le reconnais et je l'en remercie, Gerry me poussait toujours vers l'avant, ne me permettait jamais de m'asseoir et de mettre mes pantoufles. Même à la retraite, Gerry demeure fidèle à lui-même. Un projet n'attend pas l'autre: club des vingt-cinq, retrouvailles des joueurs de football, des anciens scouts… C'est un vrai de vrai!

Sur un plan plus personnel, je me rappelle les belles soirées à jouer aux cartes ou au Rumoli avec Michelle et quelques autres amis plus intimes, les bons repas, les riches soirées (parfois des parties de nuits) après une journée épuisante au camp du Collège à régler, plusieurs fois plutôt qu'une, les problèmes du Collège, du monde de l'éducation, de la société ou de l'Église. Je me souviens des voyages à Wildwood, en camping, avec les moniteurs et les monitrices du camp à la fin de l'été pour les récompenser du travail épuisant et généreux de la saison et cela, à un salaire de famine (Gerry et Michelle ont toujours donné ce temps sans aucun salaire); les longues marches sur le Boardwalk, les mauvais tours (te souviens-tu Gerry du poil à gratter?)

Il faut avoir vécu l'expérience d'assister à une pièce de théâtre ou un film en compagnie de Gerry. C'est unique! Vous avez droit, pour e même prix, à la version de l'auteur ou du réalisateur et, en bonus, à l'interprétation personnelle de Gerry. Du deux dans un! Une imagination sur deux jambes! Le moins que je puisse dire c'est que c'est un être unique et qui a du panache.

C'est un privilège de connaître un homme comme celui-là et de faire partie de son cercle d'amis personnels. En Gerry, je trouve un ami, un complice sur le plan des valeurs chrétiennes, sur le plan du sens à la vie et de la mission éducative. C'est tellement précieux.

Il faut conclure. Ce texte est malhabile à rendre compte de toutes les richesses de cet éducateur hors pair, de cet homme qui mérite d'emblée son Laurier d'argent. Un texte, ça se termine par un point final... Heureusement, l'amitié se poursuit. Bravo Gerry! et merci d'avoir contribué à me faire grandir.

André Rivest, 122e cours ex-élève, ex-collègue et toujours ami

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3. Gérald Labrosse, un gagnant

«Un bon maître a ce souci constant: enseigner à se passer de lui» (Gide)

On dit de lui qu'il est comme le bon vin. Dommage que nous ne l'ayons connu qu'en 1961. Arrivé on ne savait d'où, il a entrouvert la porte du Collège à la révolution tranquille. À cette époque, au Collège, sauf dans la fanfare, on jouait par oreille.

Si la Mauricie allait connaître le fou en pyjama, l'Assomption était déjà ébahi par un jogger à la brosse (j'ai longtemps cru que c'était son surnom) et aux jambes longues. Déjà, le premier message était lancé: il fallait se mettre en f orme pour faire du sport et non l'inverse; il était toujours trop tôt pour sortir l'engin.

Peu de temps après, on a été initiés aux stratégies et aux plans de match alors que les analystes de Radio-Canada ne parlaient que de talent. Ainsi, il nous a inévitablement amenés à convertir les défaites en «victoires morales», terme rarement utilisé par Toe Blake à cette époque.

Celui qui n'a pas eu une bonne prise de bec avec Gerry fréquentait la bibliothèque plutôt que le gymnase. J'en sais quelque chose, il a été mon instructeur au hockey. Je l'ai vu et «entendu» diriger au football et au basketball. Lorsqu'il avait un message à passer aux joueurs, ce n'était pas tout à fait le conclave. Si la stratégie exigeait plus de discrétion, il avait une façon typique de s'adresser à son joueur avec un bras autour du cou, et vous le concevrez, plus souvent qu'autrement en se penchant quelque peu; mais il ne s'écoulait que peu de temps avant qu'il fasse à nouveau partager ses sentiments aux spectateurs pour en faire ses complices. Il s'amusait, il amusait, il éduquait.

Comme les ministres passent, les sous-ministres restent, les élèves ont passé et Gerry est resté. L'homme est demeuré le même, mais le véhicule, la méthode, l'approche ont évolué pour finalement atteindre ce que j'appellerai la plus grande et la plus belle des réalisations de Gerry: «Le programme de leadership». Il s'agit d'orienter l'élève à découvrir le talent qui est en lui et la façon de le développer. Ainsi, chacun pourra exploiter son potentiel et chercher à atteindre ses limites. Dans ce programme, il n'y a ni gagnant, ni perdant, il n'y a que des jeunes qui grandissent. On en vient ainsi à former des gens pour qui ou avec qui on aime jouer, ou pour qui et avec qui on aime travailler. Il me dira sûrement que c'est injuste d'avoir osé parler de son programme en quelques lignes, mais comment ne pas le souligner.

Gerry ne reçoit plus son chèque à chaque quinzaine, mais comme un bon père de famille, il ne sera jamais à la retraite; il continue à chercher, à s'impliquer, à écouter et à «coacher». Il s'émerveille encore et s'amuse toujours. Paradoxalement, Gerry aura eu des centaines d'enfants et il n'échappera pas au lot des parents. Ce ne sont pas toujours des joies qu'on a voulu partager avec lui et je l'ai vu en accompagner plusieurs jusqu'à la trentaine sinon plus. C'est là que j'ai découvert jusqu'où pouvait aller sa générosité.

Son record n'est pas quantifiable et son message se situe bien au delà du sport. Il aura réussi à nous faire voir «la game» d'un autre angle, probablement parce qu'il est grand, très grand.

Merci Gerry,

Ton ami, Henri Duval (129e cours)

P.S. Salut Michelle! On ne t'oublie pas; tout le monde sait que derrière ces grands hommes...

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4. Gerry, le pionnier!

Collège classique déjà sur la carte et de réputation enviable, l'Assomption a voulu conserver sa réputation d'excellence en allant chercher «Gerry».

Ça bougeait dans le monde du sport et ce beau gymnase ne pouvait rester vide. Le football, le hockey, le basket, le baseball, c'est bien beau pour les sportifs mais les autres qui veulent aussi apprendre.. . Gerry a structuré l'éducation physique pour tout le monde. Quel plaisir de pouvoir bouger dans un cours et d'apprendre plein de choses sur le sport et sur soi. Ça donne le goût de continuer et de faire de l'intra avec les jeunes de son calibre qui aiment jouer.

Merci Gérald d'avoir tracé un chemin pour y mettre nos pas.

François Le Beau (127e cours)

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5. Gérald, le leader!

Ayant accompli mon travail en étroite collaboration avec Gerry pendant plus de 25 ans, il arrivait souvent qu'il me demandait de faire des travaux pour l'organisation des sports. Il prenait bien soin de me dire: «Roger, si ma demande est farfelue, dis-le moi!»

À sa grande surprise, j'ai toujours répondu à ses demandes... ou presque...

C'est en voyant l'enthousiasme qu'il avait pour le sport scolaire et le dévouement avec lequel il s'y consacrait que j'ai toujours été très heureux de le seconder auprès des jeunes étudiants.

J'en garde un souvenir inoubliable.

Roger Leblanc, appariteur sportif

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6. Gerry, le maître!

Vous savez qu'un bon éducateur se doit de capter l'attention de ses élèves. L'université m'aura fait réaliser que Gerry n'était ni fou, ni sénile, mais bien un homme intelligent qui savait capter l'attention. Parfois par des moyens plutôt loufoques, souvent par des moyens imagés mais continuellement en utilisant simplement la résonance de sa voix.

Gerry peut paraître impressionnant, parfois même intimidant. Une chose est certaine, il est un homme dérangeant et il le sait. Il pose des gestes, il dit des choses qui dérangent, mais surtout qui influencent... et il le sait. Combien d'entre nous, anciens et anciennes, auront été influencés par cet homme? Soyez sans crainte, quand Gerry parle, lorsqu'il influence, il le fait toujours avec sa tête et son coeur.

Son influence aura sûrement été à la base de la décision qui a dirigé mon choix universitaire ainsi que l'investissement dans diverses implications au CLA et j'en suis fier. Je suis fier de toi Gerry! Bravo!

Jean-François Lalonde, 151e cours

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7. Gerry, jamais banal!

Nous avons eu des contacts privilégiés avec Gerry. Nous l'avons beaucoup aimé, nous l'avons admiré. Ou bien nous avons gardé des souvenirs ambivalents de cette personnalité parfois attachante, parfois séduisante, toujours fascinante, tellement originale.

Essayez d'imaginer ce qu'ont pu penser ceux qui l'ont regardé aller de loin. Les entraîneurs, les joueurs, les partisans des équipes qui osaient nous défier.. Allez demander aux anciens de Joliette ce qu'ils pensent de Gerry! Ou à ceux de Rigaud!

En Gaspésie récemment, nous prenions l'apéro dans un bar. Un bonhomme s'approche, la jeune quarantaine, sympathique.

«Comme ça, vous venez de L'Assomption, nous interroge-t-il au bout d'un moment? Comment il s'appelait.. le grand fendant... Larry? Terry?»

«Gerry»

«Oui, c'est ça, Gerry. Hé lui, on ne l'aimait pas! Grande gueule! On voulait bien plus le battre lui que vous battre vous autres...»

Voilà Gerry. Parfois attachant, parfois... lancinant?

Mais jamais banal!

Marielle Jobin, 131e cours
Robert Duguay, 129e cours

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8. L'hymne à Gerry

Gerry, tu es parti d'Ottawa
Au Collège, tu débarquas avec ton tuba
Tu venais a peine d'avoir dix-neuf ans
Premier laïc engagé sur-le-champ
Gerry, tu étais notre créateur
Les défis, ça ne te faisait pas peur
En carrière, tu gardas le feu sacré
Grand gaillard, on ne peut t'oublier

Gerry, tu es un gars très passionné
Tu ne pouvais résister à ta dulcinée
Les anciens peuvent dire merci à ta Michelle
De leur avoir laissé un peu de ficelle

Gerry, tu es un grand ami
Un complice à qui tout réussit
Tu m'as appris comment on pouvait enseigner
Tu m'as appris comment on pouvait «coacher»

Gerry, tu entres dans la légende
Gerry, merci pour ton dévouement
Gerry, tu es notre fantôme
Gerry, un leader aux mille idées

Julien Gariépy, 132e cours

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9. Gerry, l'éducateur, le coach!

Se rappeler ses années au Collège, c'est se souvenir des sports; et se souvenir des sports, c'est penser à Gérald Labrosse. Vous êtes des milliers à l'avoir eu comme professeur ou comme entraîneur; aucun de vous ne l'a oublié... Il est inoubliable!

Vous vous souvenez de ses «cours savants» au gymnase, à l'aréna, sur la piste d'athlétisme. Vous le revoyez gesticuler sur la k ligne de côté au football. L'entendez-vous encore vous dire lorsque vous lancez au basket-ball: «Les yeux au panier» et «swichhh». Vous n'avez pas oublié non plus ces bons moments où il vous a fait monter et remonter le buton, escalader la grotte ou sauter en bas de la mezzanine. Sacré Gerry, qu'est-ce qu'il ne vous a pas fait faire! il savait vous donner des défis à votre mesure, vous convaincre que vous pouviez vous surpasser. Plusieurs ne sont-ils pas allés jusqu'à l'équipe! Go Trads Go!

Enseigner aux côtés de ce grand bonhomme à l'allure décontractée, au langage coloré et à la mimique appropriée ne fut pas toujours de tout repos, mais l'expérience a été très enrichissante. J'ai été choyée de côtoyer cet éducateur à mes débuts dans l'enseignement et le coaching. Je peux dire que j'ai eu le bel exemple.

Après toutes ces années, il n'est pas un mois de septembre quand je sors mes ballons de football ou que je fais courir un cross-country, pas une saison de basket-ball, pas un printemps quand ça commence à sentir l'athlétisme sans que je pense à toi, Gérald.

Hélène Salvas-Tibi, ex-collègue

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10. Gerry, mon idole!

Cet homme au sourire mystique et aux discours paraphrasés a su susciter chez moi et chez plusieurs autres coaches, le goût de l'excellence et de la réussite. Son implication totale dans la réussite des équipes sportives du CLA déteint toujours sur ces dernières. Une image remplie de charisme et d'effort. En bref, ce «grand» philosophe anglais-français, continue, malgré son âge avancé... de faire vibrer cette vieille bâtisse remplie de traditions dont il fait partie.

Mais n'oublie pas, mon cher Gerry, la facilité c'est relatif et «derrière chaque grand homme, il y a une grande femme.»

Longue vie!

Patrick Dagenais, 156e cours
athlète ou sportif, je cherche encore...

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11. Gérald, pour les intimes!

Gérald fut le premier laïc engagé au Collège comme professeur; il sera probablement le dernier à en partir.

Combien d'anciens ont subi la prestance et la fougue de ce preux chevalier?

Combien le revoient avec plaisir et l'écoutent parler de «son» Collège. Gerry l'éducateur, Gerry le coach, Gerry l'animateur, Gerry le bon vivant mais surtout Gérald mon vieux complice.

Dans ma boîte à souvenirs, certaines photos ont jauni depuis le temps, mais elles continuent de me rappeler... nos coupes de cheveux en brosse, nos grosses lunettes noires, nos pantalons trop courts, nos adidas rayés à trois bandes, nos béquilles, nos équipes de football, de basket, d'athlétisme, nos cours beau temps mauvais temps, nos discussions et nos prises de décisions pour le bien des élèves et ce dans le respect des personnes.. lui le passionné, moi le samouraï!

Pourtant, bien au-delà de notre complicité professionnelle, je garderai pour toujours une amitié riche et profonde envers Gérald, l'homme, l'être engagé que le destin a placé sur ma route et que je rencontre toujours avec autant de plaisir.

Paul Germain, éducateur physique

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12. Gérald, le passionné!

La passion selon le Gérald que j'ai connu...

Entraîneur volubile, enthousiaste, debout sur les lignes de côté, dispensant conseils et encouragements.

Collègue aux mille et une idées, habile à convaincre, qui croit à ce qu'il fait, entier dans ce qu'il entreprend et qui sait mener à bon port ses multiples projets.

Éducateur jusque dans ses fibres profondes, qui croit à l'activité physique pour et par les jeunes: expliquer, partager sa passion est pour lui un plaisir.

Passionné de «Mich» pour de nombreuses années encore, je vous le souhaite!

Mireille Roy, ex-collègue

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